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Rémunération Tuteur ou Curateur


Le tuteur ou curateur « familial »

Le tuteur ou curateur « professionnel »
La sauvegarde de justice avec mandat spécial
La gérance de tutelle

La tutelle ou curatelle d’État

Imposition des tuteurs ou curateurs

URSSAF : Les collaborateurs occasionnels du service public



► Le tuteur ou curateur « familial »

Lorsque la mesure de protection est confiée à un membre de la famille, toute rémunération est en principe exclue, particulièrement quand c’est le conjoint qui est désigné. C’est là un effet légal du mariage. C’est une conséquence du devoir d’assistance entre époux qui comprend l’obligation de prendre soin de son conjoint.

Le juge peut néanmoins décider du remboursement de certains frais importants suite à requête et présentation de justificatifs.

(Voir modèle de lettre)


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► Le tuteur ou curateur « professionnel »

La sauvegarde de justice avec mandat spécial
Le mandataire spécial désigné par le juge peut être l'un des proches du majeur sous sauvegarde ou un gérant de tutelles extérieur à la famille. Dans ce cas, les actes accomplis peuvent justifier l'allocation d'une rémunération fixée par le juge.
Aucun texte ne prévoit expressément sa rémunération, ni même l’indemnisation des frais résultant de cette mission. Il appartient donc au mandataire spécial de régler cette difficulté en accord avec le magistrat compétent.

La gérance de tutelle ou de curatelle
Les émoluments du gérant de tutelles ou de curatelles sont fixés par des textes réglementaires à concurrence de :
• 3% pour la tranche des revenus annuels inférieurs à 2287 €,
• 2% pour la tranche des revenus annuels compris entre 2287 € et 6860 €,
• 1% pour la tranche de revenus annuels excédant 6 860 €

Exemple de calcul
 
Revenus annuels
%0
Part tuteur/curateur
Tranche 0 à 2 287€
2 287,00 €
3%
69,00 €
Tranche de 2 287 à 6 860€
4 573,00 €
2%
91,00 €
Tranche au dessus de 6 860
11 140,00 €
1%
111,00 €
Total revenus annuels :
18 000,00 €
   
Total part tuteur/curateur :    
271,00 €


A cette somme vient s'ajouter le remboursement des frais de gestion du tuteur/curateur.
Une rémunération supplémentaire peut être allouée par le juge des tutelles, notamment lorsqu’il confie au gérant des attributions excédant ses pouvoirs ordinaires.
La rémunération et les frais du tuteur/curateur sont déductibles de l’impôt sur le revenu du majeur protégé.
Pour établir la rémunération du gérant celui-ci doit présenter au juge des tutelles une requête aux fins de fixation de ses émoluements.

(Voir modèle de lettre)


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► La tutelle ou curatelle d’État

La rémunération des tuteurs et curateurs d’État est fixée par décret, selon un système relativement complexe.
Le financement des mesures d’État est assuré à titre principal par le majeur protégé et seulement à titre subsidiaire par l’État.
Les ressources du majeur protégé font l’objet d’un prélèvement progressif fixé par décret selon les tranches de revenus.

Dès lors que les ressources de la personne protégée sont inférieures à un montant fixé par arrêté, les dépenses liées à l’exercice de la mesure sont à la charge de l’Etat. Ce montant correspond au minimum vieillesse (au 1er janvier 2004, ce minimum vieillesse etait égal à 587,74 euros).

Le prélèvement sur les ressources du protégé est fixé selon un pourcentage des ressources annuelles. Ainsi, les ressources du majeur protégé font l’objet, à l’exception des prestations familiales, d’un prélèvement fixé à :
• 3% de la tranche des revenus annuels égale au montant annuel du minimum vieillesse en vigueur au 1er janvier de l’année de perception des revenus.
• 7% de la tranche des revenus annuels compris entre le montant annuel du minimum vieillesse et le montant brut annuel du SMIC en vigueur au 1er janvier de l’année de perception des revenus (au 1er janvier 2004, le montant du SMIC par mois était de 1215,11 euros).
• 14% pour la tranche des revenus annuels compris entre le montant brut annuel du SMIC en vigueur au 1er janvier de l’année de perception des revenus et le même montant majoré de 75% (2126,44 euros au 1er janvier 2004).

Le montant du prélèvement est divisé par le nombre de parts fiscales correspondant au nombre de personnes effectivement à la charge du majeur protégé.

Ces frais sont déductibles de l’impôt sur le revenu.

Lorsque le majeur est accueilli de façon permanente dans un établissement social ou médico-social (maison de retraite par exemple) ou est hospitalisé, la rémunération du tuteur ou curateur est divisée par 2,5.

Circulaire DGAS/2A no 2005-187 du 8 avril 2005 relative au financement de la tutelle et curatelle d’Etat.
http://www.sante.gouv.fr/adm/dagpb/bo/2005/05-05/a0050032.htm

Tutelle et curatelle d’État : dispositif financier
http://www.fnat.net/remun_max.php



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► Imposition des tuteurs ou curateurs

Jusqu'en 1995 inclus, l'indemnité de gérance de tutelle, prévue par l'instruction comptable n° 72- 118-M2 du 29 septembre 1972 (chapitre 1er-section III-II-Emoluments du préposé) a été calculée conformément à la réglementation sur la base de 2% des frais de gestion supportés par les malades protégés.

Il apparaît que cette indemnité peut constituer des bénéfices non commerciaux, définis par le code général des impôts comme étant ceux "des professions libérales, des charges et offices dont les titulaires n'ont pas la qualité de commerçants et de toutes occupations, exploitations lucratives et sources de profits ne se rattachant pas à une autre catégorie de bénéfices ou de revenus" (Art. 92 du code général des impôts ).

Par ailleurs la notion de bénéfice est ici inapplicable puisque son montant annuel ne pourrait être calculé, en l'absence de recettes et de dépenses liées à la fonction de gérance, le même code précisant que "le bénéfice à retenir dans les bases de l'impôt sur le revenu est constitué par l'excédent des recettes totales sur les dépenses nécessitées par l'exercice de la profession" (Article 93).

De plus, ces sommes ne peuvent être considérées comme des indemnités représentatives de frais, en l'absence d'états exprès retraçant les dépenses engagées pour l'exercice de la fonction de gérant de tutelle, par son titulaire.

Les émoluments du gérant de tutelle constituent donc bien des sommes perçues dans le cadre d’un contrat de travail et doivent, dès lors, être assimilés à un complément de rémunération, soumis en tant que tel aux différents prélèvements obligatoires et fiscalement imposables au titre des "traitements et salaires".

Dans le cas d’un curateur indépendant, il n’y a aucun contrat de travail et aucun lien de subordination. Les sommes allouées pour la gérance de tutelle ou curatelle sont des bénéfices non commerciaux soumis à l’impôt.


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► URSSAF : Les collaborateurs occasionnels du service public

Lien : Urssaf.fr/employeurs/dossiers_reglementaires

Les collaborateurs occasionnels du service public sont des personnes qui exercent des missions occasionnelles pour le compte de l'Etat, des collectivités territoriales ou des établissements publics administratifs en dépendant ou des organismes privés en charge d'un service public administratif. Au titre de cette activité accessoire, ils perçoivent une rémunération fixée par des dispositions législatives ou réglementaires ou par décision de justice.
Les collaborateurs occasionnels sont affiliés au régime général de la sécurité sociale par détermination de la loi.

Salariés concernés dont la liste est limitativement établie par la loi :
Les gérants de tutelle mentionnés à l'article 499 du Code civil, désignés en qualités d'administrateurs spéciaux ;
Les curateurs nommés par le juge des tutelles en application du deuxième alinéa de l'article 509-1 du Code civil".
Les tuteurs et curateurs d'Etat, désignés par le juge des tutelles dans les conditions définies aux articles 7 et 8 du décret n° 74-930 du 6 novembre 1974".